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"Le Poppy day" - Conversations en Anglais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le mardi 13 novembre 2007 Alison nous a fait découvrir un 

poème très célèbre auprès des Anglo-Saxons…..

 


 

 

 

 

 

Ce poème a été écrit par John McCrae durant la bataille d’Ypres.

John McCrae est un  médecin biologiste qui s’est enrôlé, volontairement d’abord pour la guerre des Boers en Afrique du Sud puis dans le Corps Expéditionnaire Canadien pendant la première guerre Mondiale.

C’est lui qui aurait écrit ce poème en mai 1915 en pleine bataille des Flandres.

Il est mort à l’Hôpital militaire britannique de Wimereux à la fin de janvier 1918.

Ce poème s’intitule : In Flanders Fields – (Au champ d’honneur).

Le voici en Anglais :

In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago,
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields

Take up our quarrel with the foe:
To you, from failing hands, we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields

Le Poème Au Champ d’Honneur est la version française de ce poème :

Au champ d'honneur, les coquelicots 

Sont parsemés de lot en lot

Auprès des croix; et dans l'espace

Les alouettes devenues lasses

Mêlent leurs chants au sifflement

Des obusiers.

 Nous sommes morts, 

Nous qui songions la veille encor'

À nos parents, à nos amis

C'est nous qui reposons ici,

Au champ d'honneur.

 À vous jeunes désabusés,

À vous de porter l'oriflamme

Et de garder au fond de l'âme

Le goût de vivre en liberté.

Acceptez le défi, sinon

Les coquelicots se faneront

 Au champ d'honneur.

La traduction est de Jean Pariseau et elle a été rendue officielle par le gouvernement Canadien.

Au Canada, ce poème a acquis une réputation mythique :

-         tous les écoliers anglophones l’apprennent 

-         certains de ses vers se retrouvent sur les billets de 10 $ canadiens.

-   L’équipe de hockey ‘Les Canadiens de Montréal » affichent une partie du poème « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous maintenant de le porter bien haut » juste en dessous des photos des joueurs qui ont été admis au Temple de la renommée du hockey.

-  Chaque année, à peu près deux semaines avant le Jour du Souvenir, d’anciens combattants vendent des coquelicots en papier au Canada.

 

Ce poème est devenu pour les Britanniques le symbole de toute une génération fauchée dans la fleur de l’âge.

Les coquelicots sont encore portés à la boutonnière des britanniques à chaque cérémonie commémorative de la Grande Guerre.

En Angleterre, cette « fleur du souvenir » que l’on arbore au « Poppy day » ne rappelle pas la couleur rouge des uniformes de parades britanniques, comme beaucoup le pensent, mais la vision du champ de bataille de John McCrae à Boezinge, près d’Ypres (Belgique).

Mais en fait, c’est une Française,  Madame E. Guérin, qui en 1920, a décidé de vendre des coquelicots boutonnière et d’en reverser les bénéfices aux orphelins de guerre. Elle a ensuite convaincu, ce qui deviendra plus tard la Légion Royale Britannique, de la soutenir dans cette action. Depuis 1921, les coquelicots sont un symbole de soutien à ceux qui sont morts au champ d’honneur dans tous les Pays du  Commonwealth. En effet pour tous les pays du Commonwealth le Coquelicot ou « Poppy » est la fleur du souvenir.

Comme vous le savez, beaucoup de champs sont recouverts de coquelicots rouges. Certains soldats disaient qu’au court de la Grande Guerre, les coquelicots étaient les premières fleurs à repousser sur les champs de batailles… ils repoussaient blanc au début puis… ils sont devenus rouges par le sol imprégné du sang des victimes. Ils y ont vu le symbole de la souffrance endurée et du sang versé au cours des batailles (il y a une légende qui dit aussi que le coquelicot qui était de couleur blanche a pris sa couleur rouge sur les champs de batailles ravagés par Genghis Khan).

Tandis que  tous les pays Britanniques et Américains, choissent le « Poppy » ou  Coquelicot, c’est le Bleuet qui devient en France l’emblème du souvenir et de solidarité.

C’est la fille du gouverneur des Invalides qui a proposé aux soldats mutilés soignés dans cet hôpital de confectionner des bleuets de tissu. C’était un espoir de réinsertion en même temps qu’une source complémentaire de revenus.

Le bleuet a été choisi pour rappeler la couleur « bleu horizon » de l’uniforme des jeunes soldats français. C’était ainsi, aussi, qu’étaient appelées les jeunes recrues dans les tranchées.

Aujourd’hui encore des bleuets sont vendus par l’Office National des Anciens Combattants les 11 novembre et 8 mai de chaque année au profit de ses œuvres sociales.

Lors des cérémonies officielles de commémoration de l’armistice, les plus hautes autorités de l’Etat arborent un bleuet à la boutonnière……..

 



 
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