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LA CORSE DU SUD Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Du 23 au 29 avril 2017- Eaux turquoises, tafonis et bouquet de fleurs !

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Petit  matin… Il est 5 heures et nous sommes tous sur la route pour Toulon. Notre co-pilote (il s’en est manqué de peu de la laisser dans son lit !...) nous amène pile poil dans la file d’embarquement. Tout est en règle, grincements de pneus sur les dalles pour monter dans le bateau  et c’est bon de se retrouver autour d’un petit-déjeuner !

C’est sous un beau soleil que nous arrivons à Ajaccio… Au loin les montagnes et leur sommet enneigé.

On commence à faire connaissance avec les routes Corses ! Tournants, virages, descentes, montées, pentes pentues,  descentes raides, changement de vitesse!... Pas moyen de s’endormir au volant !

Une heure et demie après nous pouvons poser nos valises et découvrir le Golfe de Valinco. D’abord les sources de Barracci. « Sources thermales sulfureuses connues depuis la période romaine : dermatoses, rhumatologie, séquelles de traumatismes ostéo-articulaires. L' ancien hôtel des bains (pas encore rénové) a été érigé en 1881, c'est la réplique d'une maison de Saigon », dit la plaquette touristique. Nous trouvons un hôtel en ruine, une salle thermale perdue dans une campagne pas vraiment très accueillante, tant mieux rhumatismes et traumatismes sont restés à la maison... Heureusement un  troupeau de vaches et quelques petits veaux, de l’herbe verte et une rivière  y donnent un joli cadre bucolique ! Demi-tour donc et nous voici sur la plus grande plage du Golfe de Valinco, la plage de sable de Baracci. Ce golfe, appelé aussi golfe de Propriano s’étend du Village de Porto-Pollo jusqu’à Campoporo…  Le coucher du soleil, les retrouvailles des conversations animées, le nez en l’air on fait quand même de belles découvertes : des coquelicots, de la camomille, des résédas et de beaux parterres de cyclamens…

Retour à l’Hôtel, repas délicieux et nuit réparatrice (très bonne literie, calme, et rêves enchanteurs…).

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE PREMIERE JOURNEE EN CORSE

Après le petit déjeuner direction Zonza ! Routes encore plus pentues, étroites, pleines de trous. Nous sommes dans la Montagne pour atteindre le Col de Bavella et découvrir les fameuses dentelles ! Zonza nous accueille avec un soleil éclatant, un ciel bleu comme il n’en peut plus et les dentelles se découpent roses et fières pas si loin. On fait nos courses pour le pique-nique : figatelles, fromage et nous atteignons quelques minutes plus tard le Col tant rêvé. Déception, un gros nuage blanc, de beau-temps,  enveloppe les dentelles. La balade démarre avec le groupe au complet par le GR 20 en direction de la source captée. Le sous bois est magique : couvert de fleurs multicolores ou se partagent l’espace une multitude d’anémones des apennins, des  bleus et des blanches, mais aussi des cyclamens rouges, des violettes, des asphodèles, des ficaires….  Nous dégustons nos spécialités corses à la source captée puis Janice et Yvonne s’en retournent par la chapelle alors que nous continuons vers le « trou de la bombe ». Sentiers magiques dans cette forêt où le pin laricio règne en maître des lieux. Le paysage change au col de Velaco, juste au moment où nous sombrons dans un épais brouillard, il s’agit maintenant d’escalader de très gros rochers, randonnée facile disait notre topoguide… C’est au bout de cette montée que nous pouvons enfin apercevoir le « trou de la bombe ». On s’éclate carrément dans cette ascension, ce qui fait que nous ne sommes pas trop déçus de n’avoir que le cadre de ce qui devait nous offrir une image sensationnelle sur les dentelles…. Nous revenons au col de Velaco et bifurquons pour un retour  différent du chemin préconisé  : nous pouvons ainsi n profiter des montagnes grandioses de l’Alta Rocca ! Nous nous retrouvons ensuite autour d’une boisson au bar du refuge de Bavella avant d’entreprendre la descente vers Propriano.

Au retour, douche rapide, vêtements de gala : nous allons écouter un groupe de chanteurs corses,  « Les Vox Corsica » qui se produit, ce soir dans l’église de Propriano.

Bon repas, bonne nuit (chacun rêve de son « chouchou »).

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE DEUXIEME JOURNEE

Ce matin direction Bonifacio…. Re-routes à tournants mais… on peut se « lâcher » sur quelques lignes droites. On s’arrête pour admirer le « lion de Roccapina », dont la description par un auteur corse nous parle bien : «Pentes douces couvertes de bruyères, de blocs de granit émergeant çà et là : une lande bretonne où ne manquent même pas les dolmens et les menhirs. Voici le fameux « Lion de Roccapina » dont le rocher évoque en effet assez bien un gigantesque lion couché. Au bas du massif, une extraordinaire petite plage, une de plus, au charme irrésistible. »

L’arrivée à Bonifacio se fait, une fois de plus, tranquillement avec notre co-pilote… Parking « mac(a)ron » ou parking «marine ». Max doit sortir son mètre pour mesurer l’entrée…

Rdv devant l’embarcadère du bateau qui va nous amener sur les îles Lavezzi : « Il a été découvert sur les îles Lavezzi, des traces humaines datant de l'époque préhistorique, notamment plusieurs abris-sous-roche remontant au néolithique. Des vestiges d'un port romain et d'une chapelle du VIIe siècle ont également été retrouvés. Elles ont été en 1855 le théâtre du naufrage de la frégate « La Sémillante». La moitié de l'archipel des îles Lavezzi appartiennent à l'Italie ce qui crée une entente entre la France et l'Italie en sachant que la Corse est devenue française en 1768, avant ça elle était la propriété de l'Italie sous le règne du Pape Grégoire VI. On peut y apercevoir la Sardaigne sur les côtes des îles Lavezzi. Ces îles baignent dans une mer turquoise et émeraude, c'est l'une des eaux les plus claires de Corse », dit la brochure… Nous arrivons effectivement dans des eaux si claires qu’on peut apercevoir le fond malgré sa profondeur (10m) et des poissons heureux de nous saluer. L’avancée dans l’île se fait dans de gros rochers. Nous découvrons le cimetière des matelots de la Sémillante et toujours et encore de belles fleurs : immortelles, roquette de mer, asphodèles…  On se pose  en surplomb d’une petite crique déserte pour notre repas puis on parcourt les sentiers au pas de course : il ne faut pas manquer le bateau du retour.

Sur le bateau, l’humour de notre guide nous entraîne dans la découverte d’une côte parsemée d’îles, dont celle de Cavallo, réservée aux « SDF ». Puis, en se rapprochant de Bonifacio ce sont les belles falaises de craies et les grottes qui font l’objet de notre curiosité.

De retour on se regroupe autour d’un café puis d’une découverte de la citadelle de la ville avant de se séparer pour savourer « en solo » cette ville dont on a la chance d’en profiter avec un soleil magnifique.

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Ce matin il fait un soleil magnifique on confirme donc notre programme d’une randonnée  dans le littoral Sartenais. On laisse toutefois Janice, Yvonne et Max rejoindre Sartène pour une visite du musée… Ils passeront une belle journée qu’ils compléteront par la visite de la ville et d’un curieux site de « pierres levées ».

Pour nous c’est d’abord une route très (très !) étroite qui surplombe le golfe de Valinco. Nous arrivons à la plage de Campoporo pour quelques courses pour midi puis c’est à pied que nous profitons des beaux panoramas. On monte vers la tour par un joli sentier qui serpente à l’ombre d’une dense végétation. On arrive à la tour que l’on visite. « La Tour de Campomoro est bâtie au XVIe siècle par les Génois. C’est la plus grande des tours de Corse (15 cm de haut). Son originalité réside dans la fortification d’un mur d’enceinte en étoile…. ». On crapahute sur les murs de fortifications, on monte dans la tour où une exposition retrace l’histoire des tours génoises de Corse et l’invasion des Barbaresques et surtout, on vous passe les superlatifs des beaux panoramas… Et on se régale !

Une fois la visite terminée on reprend notre cheminement dans des sentiers étroits et bordés de lentisques, chênes verts, arbousiers et… myrte !  La myrte est un des symboles de la Corse. On apprend à la connaître, la reconnaître, à la sentir aussi !

Le chemin descend vers le bord du littoral. Prairies fleuries et cistes de Montpellier nous accueillent dans un sentier moussu et confortable sous les pieds ! Ca ne dure pas longtemps car nous avons maintenant à nous faufiler entre les rochers. Nous sommes dans les fameux « tafonis » ! Le spectacle géologique est particulier. Les rochers de nature cristalline ou gréseuse présentent des formes fantasmagoriques avec un aspect creusé. C’est l’érosion, caractérisée par l’humidité et par la présence de sel apporté par le vent qui a creusé l’intérieur des blocs rocheux formant ainsi des cavités arrondies dont les dimensions s’échelonnent de quelques décimètres à plusieurs mètres. Ces niches ainsi formées ne font que renforcer le microclimat humide qui façonnent les silhouettes qui laissent court à notre imagination.

A la sortie de cet amas rocheux le sentier se rétrécit dans la végétation. Nous décidons notre pause pique-nique à l’ombre, bien que la plage de Canuseddu n’est pas loin… Mais nous avons envie d’un saucisson Corse et d’un bon fromage (le saucisson était un peu trop dur !).

Lorsque nous arrivons à la plage il fait très chaud… mais personne ne se baigne !

Nous remontons par un sentier odorant : myrte, cistes blancs, lavande stoechas, gênets. On s’arrête souvent pour boire ! Une fois sur le plateau les beaux panoramas se rappellent à nous avec des Oh ! Ah !...

Arrivés sur le littoral une petite pause nous requinque avant la remontée et… la descente vers Campomoro où une boisson fraîche est  bienvenue.

Un peu KO, nous reprenons la route pour Sartène… On fait un petit tour dans la ville. La place et la ville médiévale nous plaisent bien mais nous n’avons qu’un souhait : rentrer à l’Hôtel prendre une bonne douche et… déguster le bon repas de notre cuisinier.

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE QUATRIEME JOURNEE

Ce matin on nous promet… la pluie. Après un bon petit déjeuner cap sur Porte-Vecchio dans l’idée de visiter la citadelle. Troisième ville après Ajaccio et Bastia, Porte Vecchio  et la région ont longtemps été désertés en raison de la malaria et aussi à cause des persécutions des colons génois installés dans la cité de Bonifacio qui y font construire une forteresse en 1539 afin de se protéger des Barbaresques. Mais Porto-Vecchio attire toujours à cause des marais salants exploités depuis la nuit des temps… Ce qui longtemps n’a été qu’un village, ne sera jamais  peuplé que de populations autochtones qui résidaient dans la montagne avec leur bétail… dans le courant du XVIIe siècle elles s’installeront doucement à Porto-Vecchio en rejoignant toutefois la montagne l’été fuyant les moustiques porteurs du paludisme. Ce n’est qu’au XIXe siècle que les marais sont asséchés et de ce fait petit à petit une bourgade s’installe dans la citadelle. Après la dernière guerre mondiale les marécages sont assainis et Porto-Vecchio devient un centre touristique majeur dans les années 1980. Aujourd’hui  de nombreuses stars y ont leur résidence secondaire.

Nous trouvons la visite de la citadelle un peu décevante : il y a beaucoup  des boutiques souvenirs et surtout de nombreuses boutiques de luxe (on se croirait à la place Vendome !). Mais en regardant de plus près, la Porte génoise, le Bastion de France avec une terrasse offrant un super panorama sur le port, l’église Saint-Jean-Baptiste et la chapelle de la confrérie Santa Cruci méritent le déplacement.

Après cette visite enrichissante nous pensons à nos estomacs : une pause restaurant est la bienvenue…

Nous nous retrouvons pour faire un tour dans le port. La vue sur la citadelle y est magnifique et l’on peut admirer les remparts dont la découverte nous avait manqué en haut de la ville.

Maintenant, en voiture, nous nous dirigeons vers la baie de Santa Giulia. La plus belle plage de Corse nous dit-on.  Courage nous y arriverons bien !... La route serait-elle difficile à trouver ? Un gentil jeune homme nous informe correctement et nous arrivons dans un lagon baignant au pied d’une montagne avec une plage de sable blanc et fin. Les eaux sont peu profondes, limpides et les feuilles de posidonies nous indiquent que la qualité de l’eau doit être exceptionnelle. Nous décidons d’une marche le long de la baie… Mais quelques gouttes de la pluie promise nous invitent à moment donné à nous diriger vers le retour.

On s’arrête un moment à Figari, pour boire un verre mais aussi faire le tour d’un petit village sommeillant. Ce n’est pas encore l’époque des touristes !

Sur le retour quelques émotions sur la route qui nous donneront l’occasion d’observer une colonie de cochon et une maman affolée qui cherche son petit.

Nous rentrons à l’Hôtel avant la pluie à laquelle nous avons bien échappé, un bon repas et une douce nuit bien calme nous attendent.

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE CINQUIEME JOURNEE

La pluie de la veille s’en est allée. Nous longeons le golfe de Valinco avec une belle lumière. L’eau bien limpide, turquoise ou verte nous inviterait à la baignade mais il fait un peu frisquet. On s’arrête au petit village de Porto Pollo pour notre ravitaillement pique-nique avant de rejoindre le site de Filitosa : « 8000 ans de mystère et d’histoire » ! Ne croyez donc pas que nous allons tout vous raconter ! Mais au fil de cette visite, qui se transforme en petite randonnée, nous découvrons des statues-menhirs, des chaos rocheux  constitués d’abris sous roche, de fonds de cabanes, de plate-formes de surveillance et de quelques monuments assez curieux ! Le site est très agréable à parcourir, la lumière est très jolie et, comme à chaque balade nous rencontrons beaucoup de fleurs, ici ce sont les amaryllis qui prennent le dessus. Nous nous intéressons à la vie de ce « groupe de Filitosa »  qui a habité cet emplacement :  l’alimentation, les étapes de la culture, le travail de l’argile, les vêtements, l’organisation sociale, les cérémonies d’inhumations, et aussi la taille, le transport et la mise en place de ces fameuses statues-menhirs…

Cette visite nous donne de l’appétit ! On se regroupe pour notre pique-nique : on finit saucisson et fromages agrémentés d’une tarte au miel Corse, de canistrellis et pourquoi pas du chocolat ?

Direction maintenant Olmeto ! Enfin si on trouve le chemin. Un bugg de Michèle, du GPS et... on après un tour de manège  nous voici dans la ville de Colomba, l’héroïne de Prosper Mérimée….  La visite du village se fait en douceur au gré des escaliers et des rues très pentues. Les maisons sont hautes, sur plusieurs étages pour suivre le dénivelé de la montagne, les rues se superposent également. Un parcours bien agréable car balisé de belles plaques explicatives sur l’histoire du village. Il faut attendre les garçons qui n’en finissent pas de lire, commenter leur découverte et d’admirer la vue sur le golfe de Valinco qui nous accueille depuis une semaine.

Il est l’heure de se rendre à Propriano pour les achats souvenirs et la détente sur le port.

On se retrouve le soir un peu nostalgique de quitter ce site enchanteur, l’hôtel calme et confortable et les bons repas. On fête notre séjour devant un apéritif Corse et notre cuisinier nous offre une petite « myrte » pour la digestion. Hic ! il est temps de nous plonger dans nos beaux rêves Corses !

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE SIXIEME JOURNEE

Les valises sont vite embarquées, la route sous un beau soleil nous amène à Ajaccio. Direction la place Foch pour prendre notre train… Le petit train des îles Sanguinaires ! Les billets en poche on a le temps de se balader un peu. Au port on retrouve avec plaisir le restaurant où nous avions mangé il y a…(?) ans ! Que le temps passe vite.

La place est animée : il y a le marché. Un régal pour les yeux, les papilles.

Nous voici dans le petit train à découvrir le littoral d’Ajaccio sous un magnifique soleil. On s’arrête à la  «grotte de Napoléon » puis direction l’île de la Parata. On y trouve la chapelle St Antoine, une magnifique construction récente qui relate cet extraordinaire site et l’on fait une petite balade sur les sentiers de promenade sous l’œil de la sentinelle : la tour de la Parata. Retour avec toujours cette belle lumière et le magnifique bleu de la mer et du ciel !

Il ne reste plus beaucoup de temps avant l’embarquement… Vite aux voitures et nous voici sur le bateau qui nous ramène à Nice. Dur de quitter ces belles montagnes, ce beau ciel bleu et cette eau si limpide !...

De Nice le trajet se fait sans encombre, nous arrivons autour de 11 h à Beaucaire pour nous plonger encore une fois dans les rêves de ces magnifiques paysages corses !

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE SEPTIEME JOURNEE

 
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