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REVEILLON DE M... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Brouillons de Culture ! Ecrit collectif.

REVEILLON DE M...

(Les objets : Un livre, une serviette en papier, une guirlande, police « Lucida calligraphy 12 »)

Elle eu du mal à ouvrir les yeux. Le  marteau du dieu Thor tapait dans ses tempes comme sur une enclume et ces coups résonnaient dans son crâne de manière douloureuse. Boum, Boum, Boum, elle réalisa alors que c’était son sang qui battait ainsi dans ses veines, cela la rassurât un peu. Elle savait que L’étymologie du not réveillon était « petit réveil », au sien en plus elle pouvait ajouter « douloureux ».

Couchée dans son lit sur son coté gauche, elle balaya du regard son univers, sa chambre, enfin ce qu’elle en voyait dans cette position et dans la pénombre puisque les doubles-rideaux de la fenêtre étaient tirés. Une table de nuit des années trente récupérée chez « Emmaüs » et repeinte en rose. Sur le dessus son réveil des années soixante dix récupéré au même endroit avec un défilé des minutes et des heures dans un grand clap, puis une chaise en formica venant du même endroit sur laquelle traînait une guirlande de papier verte et argentée. Plus loin vers le pied du lit, un portique recouvert de vêtements divers. Elle ferma les yeux, son mal de crane se calmait mais ne s’arrêtait pas, elle devrait se lever pour prendre un « Doliprane ou une aspirine ». Elle pivota sur son séant et se mis sur le dos. Cet effort à lui seul lui couta beaucoup, elle ferma les yeux et se dit qu’elle devrait se rendormir. Les yeux fermés, elle chercha le sommeil, mais elle n’y arriva pas. Dans un demi sommeil, elle essaya de se remémorer la soirée de la veille. Comment avait-elle commencé ? Ah oui, deux semaines auparavant, les copines du club  de Fitness, le sport en salle, qu’elle fréquentait depuis un an, qui l’avaient convié pour fêter le réveillon de fin d’année. Elle n’avait rien de spécial de prévu pour ce soir là, alors pourquoi pas ? Rendez-vous pris à vingt heure dans un bar de l’avenue Montaigne et lorsque toutes les filles étaient arrivées, direction un célèbre cabaret, boite de nuit de saint Germain pour souper et fêter dignement l’événement. Ce qui l’avait décidé c’est que Sophie, sa partenaire du Fitness était là. Sophie, elle l’avait repéré dès que celle-ci s’était inscrite au club. Grande, blonde, vingt six ans et des yeux bleus. Alors elle n’avait eu d’autre objectif que de se rapprocher d’elle, et ça avait fonctionné, elles pratiquaient les exercices ensemble dans une grande complicité mais elle n’avait pas encore eu le courage de dire à Sophie, ce qui l’attirait dans sa personnalité.

Bon, il faut se lever, d’abord le café.

Pour la journée, qu’est-ce qui est prévu ? c’est le repas familial, tenue sobre mais jolie, il faut faire honneur aux parents, le meilleur pantalon et un beau pull, pour la parka, je n’en ai qu’une.

Tenue sobre, maquillage léger.

Les cadeaux : livres et petits articles de toilette, c’est un peu maigre mais je n’ai plus un sou, le mois de janvier va être long, il va falloir serrer ! Mon père pourra peut-être m’aider.

La soirée m’a couté cher, elle a été merveilleuse, toute la nuit on a dansé, on a ri, on s’est embrassé, à minuit, tout le monde a embrassé ses voisins, connus ou inconnus, la folie, le bonheur…

La musique bien rythmée, entrainante.

Sophie était un peu sur la réserve, elle ne connait pas encore bien le groupe. Au club, on ne parle pas beaucoup, on est axées sur la gestuelle ; je me suis approché mais elle est restée guindée ; les copains l’ont entrainé sur la piste, assez vite, Sophie est revenue sur sa chaise.

Il y avait Marco et ses amis que l’on rencontre souvent aux soirées. Il est beau Marco, grand, plein de force, cheveux noirs, yeux doux, sans doute d’origine italienne.

On est parti dans une grande farandole et puis c’était fini, au petit matin « on se revoit bientôt ».

Le café a refroidi, il se renverse tout seul on dirait, vite une serviette en papier.

GRRRRR…..GRRRRR…., le téléphone, il faut le chercher !

GRRRR….insiste.

« Allo, vous êtes bien Muriel Martin ? C’est l’agent « untel », la police, on a trouvé vos coordonnées sur un papier dans la poche d’une jeune femme »

-       Hum !

«  Cette jeune femme est à l’hôpital Lariboisière, inconsciente, on cherche à l’identifier pour prévenir sa famille »

« Hum, je ne sais pas »

« C’est important, vous pouvez essayer de l’identifier »

« Je ne sais pas, ma famille m’attend ». L’inquiétude s’empare de son esprit. Et si c’était une amie ? Ce doit être une erreur.

L’agent insiste, c’est important.

OH, NON ! pas l’hôpital, pas aujourd’hui…

 

 

 
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