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SEJOUR NEIGE AU MAS DE LA BARQUE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Du 8 au 11 janvier 2016 - Au coeur du Parc des Cevennes !

voir ici le film réalisé par Hubert.

1ER JOUR .  Voir ici notre trace rando

Le jour tant attendu est arrivé : 4 jours de vacances bienvenus pour se sortir de la grisaille que nous subissons depuis plus d’un mois...

On est tous enfin réunis sur le parking de Redessan et on peut enfin profiter de toute la compagnie à Alès où nous nous arrêtons pour boire un café, puis c’est la route sinueuse jusqu’à Génolhac. On évoque les Cévennes, les mineurs, les Camisards et Jean-Pierre Chabrol.  C’est donc avec surprise qu’on se retrouve si vite sur la route qui monte en épingles serrées pour se rendre au Mas de la Barque. Un petit arrêt pour un panorama mais aussi apercevoir une biche qui sautille entre les arbres et nous voici à destination.

On fait acte de présence à l’accueil, on boit un café à l’Auberge et enfin, chaussures au pied (et non, il n’y a pas assez de neige pour avoir un complément avec les raquettes !) nous partons sur les sentiers du bois de la Majarié en pensant faire une toute petite balade mais on fait un joli circuit tout de même !

La marche est facile mais… sur la neige ça tire un peu sur les mollets !

Au milieu de la boucle de belles vues nous enlèvent fatigue et soucis et c’est d’un pas guilleret que nous rentrons à la station pour prendre possession de notre domicile commun.

La Maison Forestière s’avère très confortable, chaleureuse. Pour se réchauffer tout à fait les garçons font une bonne flambée et les filles préparent chocolat, thé et bons gâteaux bien sûr !

Certains s’allongent un peu, d’autres entament des parties de cartes endiablées jusqu’à l’heure de l’apéritif et du repas. Simple mais bon et bien revigorant.

Pas de difficulté pour ensuite fermer les yeux mais… surtout que de beaux rêves !

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE PREMIER JOUR AU MAS DE LA BARQUE

2ème JOUR.  Voir ici notre trace rando.

Le petit déjeuner est vite organisé, l’équipement vite préparé et nous quittons la station pour monter  sur le sentier du « Cassini ». 

Le nom nous est familier et nous écoutons les explications avec attention sur leur histoire… C’est à l’initiative de Louis XV qu’a été levée la première carte géométrique du Royaume de France. A l’époque à 1/864 000ème. Appelée carte de Cassini car c’est la famille Cassini qui a donné une lignée de 4 générations de savants. Cassini I, astronome qui a entamé la mise en œuvre d’un système géodésique pour mesurer la position d’un point sur la Terre à partir de repères, en l’occurrence, l’axe des pôles et l’équateur. Ses descendants se sont appuyés sur ses travaux et ont établi une multitude de points repères définis par triangulation, comme par exemple… le somment  du pic de Cassini pour servir de modèle à la fabrication de cartes, puis des cartes d’état-major. Si aujourd’hui on n’utilise plus ces cartes les randonneurs doivent quand même rendre hommage à cette famille.

Ceci dit, nous traversons d’abord les anciennes pistes de ski alpin de la station familiale inaugurée en 1968… Malheureusement, réchauffement de la terre, ou pas, la neige se fait le plus souvent rare et ces aléas climatiques ont mené l’arrêt du ski alpin dans la station en 1994. On se retrouve vite dans une hêtraie qui est exploitée pour son bois de chauffage mais qui sert surtout à maintenir les sols, freiner le vent et arrêter la neige en altitude. En effet, le sentier est bien enneigé. On trouve un peu plus haut des pins à crochets, on entend le chant de quelques oiseaux avant d’arriver  au Col de l’Aigle appelé ainsi car les sommets sont fréquentés par l’Aigle Royal. On s’arrête pour découvrir de larges horizons qui nous amènent vers la chaîne des puys du Massif Central et… plus près de nous, au fond d’un précipice le refuge du Chalet de l’Aigle d’où vient un randonneur solitaire avec son chien… qui n’est pas tenu en laisse ! (mais ça c’est une autre histoire !). Le petit village des Costeillades s’étire paisiblement au fond de la vallée.

Nous continuons dans un terrain de plus en plus aride et la pente plus forte pour atteindre le but de cette douce ascension où nos rêves nous emportent dans les espaces infinis sur terre, sur mer, dans les Alpes ou le mont Lozère qui s’étire sans fin… Nos yeux ravis sont tout de même pénalisé d’une brume qui vient gâcher notre pique-nique. Il neigerait presque.  Heureusement un couple d’Aigle Royal se pose sur un rocher. Nous pouvons bien observer les oiseaux que nous trouvons…. Très grands !

Au démarrage on est vite réchauffés lorsque nous prenons vers le nord-ouest pour un « hors-piste » dans les landes qui nous offre belles sensations, beaux panoramas et bons moments de partage.

On s’en retourne pas la crête du rocher de l’Aigle ou le rêve cette fois-ci se mêle à la réalité des rochers découpés qui nous coupent le souffle par leur beauté mais aussi par les à-pic impressionnants. C’est ainsi qu’on revient au Col où on reprend un sentier enneigé dans la forêt avec toujours quelques belles trouées panoramiques et le soleil qui commence à piquer les yeux et donner ce joli bronzage qui feront des envieux…

En descendant on aperçoit encore une biche, ou un cerf qui sautille et c’est ainsi qu’on retrouve les jolies maisons de granit de la station.

Le feu est allumé, boissons chaudes vite avalées pour de belles parties de cartes ou promenades supplémentaires pour profiter du soleil couchant…. C’est autour d’une raclette qu’on termine la soirée. Bonne nuit !

VOIR ICI LES PHOTOS DE NOTRE 2ème JOUR AU MAS DE LA BARQUE

3ème JOUR.  Voir ici notre trace rando.

Ce matin au programme : Le Mas Camargues. Tiens, d’où vient ce nom ? Serait-il lié à la transhumance qui a longtemps attiré les troupeaux des plaines du Languedoc ou… peut-être qu’il s’agit d’une référence aux sièges camarguais des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem ?

Vous imaginez les conversations bien animées sur les sentiers du Bois du Commandeur. Belle forêt de hêtraie sapinière où les feuilles mortes colorent joliment les sous-bois et où on entend le doux ronronnement des cascades qui alimentent d’innombrables ruisseaux qui constitueront un peu plus loin le Tarn… Bien sûr que vous pourrez croire ceux qui vous raconteront avoir vu des chevreuils… Ils ont traversé la piste devant nous.

La forêt s’intensifie pour abriter quelques lacs ici et là avant de s’effacer complètement  devant quelques bouleaux puis devant ce qui était avant des pelouses qui sont devenues aujourd’hui des tourbières et enfin, le Pont du Tarn !  Ce vieux pont serait-il romain comme il est qualifié dans la tradition populaire ? Son bel appareillage de pierres et le dessin harmonieux des pierres n’attestent cependant pas de son antiquité. Il serait médiéval suivant ses caractéristiques car il est surhaussé sur trois arches en plein-cintre et sa chaussée est plate et étroite ce qui permettait de résister aux crues engendrées par les orages d’automne.  On l’examine sous toutes ses coutures, puis on continue notre chemin sur un paysage de pelouses arides. Ici  on sent le travail de l’homme. Le pâturage, les feux offrent un couvert végétal serré qui protège le sol pauvre et noir issu de l’altération du granite omniprésent. Charmés on marche d’un bon pas jusqu’à l’Hôpital, village aux maisons grises, que l’on quitte pour rejoindre le Mas Camargues dans une vaste étendue de pelouse ou les brebis doivent être reines des ces landes, l’été bien sûr, mais pour le reste du temps, tout ici marque la dureté du plateau : les sources de cristal, les pierres des cheminées éteintes, les lichens accrochés aux vents du nord. Le silence est émouvant !...

Aujourd’hui, à découvert, nous ressentons le froid et le vent pique le nez pour notre repas, pourtant pris à la cale du bâtiment qui en impose. En effet ses dimensions nous surprennent, sûrement les propriétaires ancestraux avaient voulu fièrement marquer le paysage ! On peut y découvrir un moulin hydraulique pour les céréales avec la Gourgue et le béal qui amènent un volume d’au suffisant pour actionner la meule imposante.

Lorsqu’on quitte les lieux à cause du froid on trouve une petite parcelle close d’un muret de pierres sèches. Il s’agit d’un cimetière protestant ou repose la pierre tombale d’une fillette décédée en 1905… puis plus loin on s'attarde dans le village de Costebelle...

Nous revoici sur ces drailles bordées de chaos de blocs de granite et de landes sans fins avant de rejoindre enfin, pour se mettre à l’abri du vent, la forêt domaniale du Parc bien matérialisée de bornes ancestrales.

Le chocolat ou les boissons chaudes sont une fois de plus appréciées, les parties de cartes au coin du feu aussi et c’est avec plaisir que nous dégustons un Aligot Saucisse ou une « salade du randonneur » à l’Auberge pour passer notre dernière soirée à la station.

VOIR ICI LES PHOTOS DU 3ème JOUR

4ème JOUR.

Ce matin, le vent s’est levé, la neige cogne aux carreaux… On range nos affaires, l’état des lieux est vite fait et nous prenons la direction de Villefort. En effet des congères menacent et il fait très froid. On est tous rassurés de cette décision et encore plus heureux lorsque on voit une tribu de sangliers traverser tranquillement devant nous. 6, 8 le débat est lancé, pourtant nous avons bien vus 4 adultes avec un gros sanglier en tête, puis 3 petits et un sanglier qui fait le serre file. Donc il y en avait bien 8.

On fait un tour pour découvrir le Lac de Villefort, puis on prend la route de Sénéchas pour un arrêt panoramique sur le barrage, on traverse Bessèges et on gare les voitures à Saint Ambroix pour un repas dans un sanctuaire dédié à Mithra !

On est un peu triste de se séparer, on serre les dents et on ne montre pas nos émotions…. Mais bien sûr on sera heureux de se retrouver, dès demain,  pour les prochaines activités de La Culturothèque !

VOIR ICI LES PHOTOS DU DERNIER JOUR

 

 
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